2 séance d’appel dans l’affaire du blogueur Bashir HAZZAM et ses collègues

8 Feb

Il est prévu qu’il se déroulera la séance d’appel dans l’affaire du blogueur Bashir HAZZAM et ses collègues le lundi 08 Février prochain à la ville de Tiznit (100 Km au sud d’Agadir), selon les paroles de Redouane Elarbi l’avocat d’Elbachir ,cette séance de jugement, comme c’est le cas des précédentes va connaitre une présence massive des blogueurs, des médiateurs, les gens de droits et les familles des détenus pour les soutenir dans cette seconde audience, tenus par un grand espoir de libération.

Il est à noter que le tribunal a rejeté au premier appel d’audience tenue le 18 Janvier précédente, La demande de la défonce pour un suivi de libérer les détenus et a décidé par la suite de reporter le procès à une datte ultérieure.

Le deuxième appel vient d’une semaine après la grève de faim, menu par Elbachir Hazzam et ses collègues. Cette dernière a durée 48h (mardi et mercredi derniers) au sein du prison local de Tiznit, dénonçant contre les conditions déplorables de détention avec les prisonniers de droit public et la condamnation des charges fabriquée contre eux et des peines sévères qui les prive de leur liberté, Cette séance vient aussi après une semaine de juger le blogueur Aboubaker Lidib par six mois de prison et une amende de 500 DH.

Le rapport de Mohammed Kaddiri, homme de droit et médiateur de la région, après une visite au blogueur Bashir Hazzam, à confirmer que leurs états sanitaire est bonne après la grève de faim, et il a ajouté que la demande principale pour les séparés des prisonniers du droit public n’est pas encore atteinte où ils vivent dans des mauvaises conditions dans une cellule de 79 personnes à savoir qu’ils ont une seul toilette dont les prisonniers s’alternent dan un fil d’attente .

Et à nouveau il a transféré ses salutations et remerciements à tous ceux qui les ont soutenus dans leur malheur.

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Rapport de Mohammed Kadiri le président de club de presse, après sa visite au blogueur Elbachir et ses collègues.

Club presse Tata
Tiznit, le 05-02-2010

Je suis Mohammed Alkadiri. J’ai visité le blogueur Elbachir Hazzam, le 05-02-2010, dans la prison locale de Tiznit à 100 Km de Agadir, au sud du Maroc, en vue de prendre de ses nouvelles et celles de ses compagnons.

A peine ai-je dépassé le portail de la prison à 10 heures, et réglé les mesures légales, j’attendis un petit moment et voilà qu’apparue Elbachir Hazzam et sur ses lèvres rayonnait un large sourire qui en disait trop : le sourire d’une personne sûre de sa juste cause, ainsi que de son innocence. Je le pris donc chaleureusement dans mes bras et l’interrogea sur sa vie en prison. Il me répondit que ce n’est pas au niveau l’état est nettement meilleur à notre premier jour de détention. Il m’expliqua donc que qu’il était obligé de dormir par terre prés de la porte de la cellule e qui endommagea son état de santé, de même que les autres prisonniers de Droit public.

Ce ne fut qu’après de longues négociations avec les responsables de la prison, qu’il réussit à obtenir un lit. Il fut alors transféré avec ses compagnons (excepté un prisonnier préfèrent l’isolement) dans une autre cellule avec 79 autres prisonniers, dans des conditions similaires. Car ces 79 prisonniers n’ont qu’une seule toilette dont ils se serrent à tour de rôle, et les repas qu’on leur donne sont simplement immangeables.

Après avoir discuté avec Hazzam, je voulais voir Abdellah Boukfou, gérant du club d’Internet, condamné à une année de prison ferme dans le même dossier.Il me reçoit chaleureusement à son tour, et je restais en sa compagnie pour plus d’une heure. Il me confia qu’il fut agressé par les gendarmes, qui ont enfoncé la porte du club qu’il dirige et l’ont inondé d’injures et de corps avant de l’emmener vers le poste de gendarmerie dans une ambulance.

Je lui ai demandé pourquoi avoir utilisé une ambulance. Il m’expliqua que pour intimider les protestataires, ils ont fait croire aux gents que j’ai perdus connaissance à force des coups et de torture.

Les gardiens nous annoncèrent la fin de la visite. Hazzam et Boukfour me répétèrent alors qu’ils sont tous innocents et qu’ils sont en fait des détenus d’opinions et qu’ils ont choisis de défendre les droits de tous les persécutés, qu’ils soient libres ou prisonniers.

Ils m’assurèrent qu’ils ont organisé une grève de faim pour 48 heures, non pas pour leurs propres comptes, mais bien entendu pour attirer l’attention sur la situation déplorable des droits de l’homme au Maroc.

Enfin, ils m’ont demandé de transmettre leurs remerciements les plus sincères à tous ceux qui les ont soutenu au tribunal et dans la prison, qu’ils soient des avocats, des journalistes, des blogueurs, et des militants de droits de l’homme, ainsi que tout ceux que leurs sympathisants, au Maroc et à l’étranger, et qui souhaitent les voir acquittés.

Ps : Hazzam, boukfou et leurs compagnons nous assurent qu’ils sont en bonne santé et qu’ils sont bien traités par l’administration de la prison et ses gardiens.

Mohammed AlKadiri

Président du club presse

Mise à jour sur Bashir

18 Dec

Nous vous remercions pour votre solidarité. Le groupe Facebook de soutien de Bashir Hazzem a maintenant 1380 membres, et notre groupe Flickr continue de croître. S’il vous plaît continuer à envoyer des contributions pour nous, via le groupe Facebook ou à freebashirhazzem@gmail.com.

Hier, Bashir a été transféré à la prison locale de Tiznit (environ 100 km au sud d’Agadir). Son procès en appel est en attente.

Beaucoup d’entre vous nous ont demandé comment vous pouvez soutenir Béchir: Tout d’abord, en montrant votre solidarité (soit par Bloguer à propos de son cas, communiquez avec votre bureau local des médias, ou de se joindre aux groupes de solidarité). Nous sommes en contact avec des avocats et la famille de Bashir et espèrent en apprendre davantage dans les prochains jours. Si vous êtes intéressé à aider financièrement la famille de Bashir, s’il vous plaît nous contacter via la page Facebook.

Dans la solidarité.

16 Dec

Lundi le 14 décembre 2009, le blogueur marocain Bashir Hazzam ainsi que le propriétaire d’un café internet, Abdullah Boukhou, ont été condamnés par une cour de Goulmim respectivement à des peines de quatre et douze mois de prison. Ces condamnations font suite aux manifestations enregistrées dans la région voisine de Tarjijt. Hazzam a été condamné pour ” diffusion de fausse information portant atteinte à l’image du royaume concernant les droits de l’homme”, alors que Boukhou l’a été également pour le même motif, une clé usb contenant le billet que Bashir avait publié ayant été retrouvé sur lui, mais aussi probablement pour avoir fourni un local pour des activités dissidentes.

Reporters sans frontières ont dénoncé ces condamnations, déclarant que ”Bachir Hazzam et Abdullah Boukhou n’ont commis aucun acte illégal. Bachir Hazzam a seulement posté un communiqué déjà rendu public sur la répression exercée par les forces de l’ordre lors de manifestations étudiantes à Taghjijte, à 200 km au sud d’Agadir. Abdullah Boukhou est accusé d’avoir envoyé des informations et des photos sur ces événements. Au lieu de jeter ces innocents en prison, les autorités feraient mieux d’enquêter sur les abus commis par les services de sécurité locaux.”

Plusieurs autres étudiants et un certain nombre d’activistes, incluant Abdel Aziz Al-Salami, ont été arrêté pour avoir participé aux manifestations.